Les Boucles À pied
C'est parti pour de la rando à gogo !
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Centre historique de Cloyes-sur-le-Loir
































Description
Partez à la découverte de Cloyes-sur-le-Loir, à travers une multitude de points d'intérêts, retraçant l'histoire des différents bâtiments et lieux du vilage.
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Informations techniques

Plan IGN

Photos aériennes / IGN

Carte des pentes (plan IGN)

Carte 1950 / IGN

Carte de l'état-major (1820-1866)

Open Street Map
Point de départ
Points d'intérêt et informations parcours
Hôtel du Dauphin
Au carreffour, à droite, se trouve l'ancien hôtel du Dauphin dont le portail est orné d'une sculpture. Ce bâtiment est mentionné en 1551 comme "la maison des appartenances du dauphin de Cloyes". Ce fut un hôtel jusqu'en 1895, date à laquelle le Docteur Fleury en fit l'acquisition auprès de Mme veuve Beaugendre. Au dessus de la porte cochère donnant sur la rue qui mène au pont, le propriétaire précédent, un nommé Papillon, fit sculpter par fantaisie des armes que l'on peut encore voir : un poisson (le dauphin) au dessus duquel voltige un papillon. Cet hôtel a hébergé François 1er en 1545 et Zola en 1886.
Pendant son séjour, Emile Zola prit de nombreuses notes sur Cloyes et Romilly sur Aigre, consignées dans les carnets d'enquêtes pour écrire son roman « La terre » de la série des Rougon-Macquart.

Porte de l'ancienne prison
Face à l'ancien château de Cloyes, on peut encore voir l'entrée de l'ancienne prison de Cloyes. Les bâtiments qui servaient à emprisonner les condamnés donnaient d'un côté sur la rue Gourmond mise en sens unique et de l'autre, sur la place du marché à la volaille. Cette partie de la rue Gourmond s'appelait au 16ème siècle « rue de la Prison ».
De cette ancienne prison, on peut encore voir les piliers de l'entrée de la cour de la prison, ainsi que deux bout'roues destinés à protéger l'embrasure de la porte des roues des charrettes. En 1889, un puits avait eté installé sur la place du marché à la volaille. Le projet d'aménagement de l'ilot « Marché à la Volaille» a débuté fin 1989, conjointement avec la municipalité et le Logement Dunois.
En 1994, il est décidé de réaliser la construction de 15 logements locatifs. Les travaux de démolition de l'îlot commencèrent en octobre 1999. Les travaux de la place ont débutés en juin 2001 et l'ensemble des travaux fut terminé fin 2002.

Le Château de Cloyes
Cette maison Renaissance, située sur l'ancienne place du marché au beurre, a été depuis fort longtemps appelée le château. Cette demeure du 15ème ou 16ème siècle pour les parties les plus apparentes devait dépendre d'un édifice plus important. Elle pourrait même être le berceau de la famille de Cloyes. Le premier seigneur de Cloyes fut Hamelin de Cloyes en 1132. Cette maison a été celle de la prévôté (bureau de police). Me Jacques Bouchet juge-prévôt de Cloyes y est mort en janvier 1692.
Elle a été rescindée en 1915. L'administration profita de la mise en place de trottoirs pour aligner l'ancienne avenue de la gare, aujourd'hui rue Jean Chauveau. Lors de cet alignement, la partie la plus avancée de cette demeure fut démolie.
Avant de la reconstruction de l'hôtel et de la boucherie qui eut lieu suite aux bombardements de juin 1944, il existait de vieux logements. Dans la partie basse les marchandes de volailles entreposaient leurs paniers pour le marché du samedi suivant.

Eglise St Georges
Des trois églises de Cloyes, elle est la seule à subsister aujourd'hui. A l'origine, aux environs de l'an 1000, il ne s'agit que d'un édifice roman à nef unique. Depuis, elle a subi de profondes transformations. Vers 1400, une nef gothique prolonge et rehausse la nef existante. Le clocher est érigé au 15è siècle par un descendant de la famille des Seigneurs de Cloie : il est classé à l'inventaire des Monuments Historiques en 1927. En 1850, une 3è nef est construite, lui donnant son architecture actuelle si particulière.
A l'intérieur, on peut admirer une statue de Saint Jacques datant du 12è siècle et un superbe Christ en bois sculpté du 16è siècle.

Ancienne mairie
En 1809, la Municipalité et le Maire M. Touche font l'acquisition d'une maison appartenant aux héritiers de M. Delahaye et décident d'y installer les différents établissements publics manquant à la commune et pourtant nécessaires. A savoir : un local pour la tenue des audiences du juge de paix, un autre pour former un corps de garde, une chambre pour faire un dépôt de sûreté et un logement pour l'instituteur. Le 1er mai 1844, M. le Maire le Marquis d'Argent a quitté cette mairie pour l'Hôtel de Ville actuel.

Maison à tourelle
Maison Renaissance.
Cette maison Renaissance datée de 1553, avec une jolie tourelle en encorbellement, est située rue du Temple.
Pendant la Révolution, l'église Saint-Georges est devenue le Temple de la Raison (d'où le nom de cette rue).
Cette très belle demeure était, début 1990, propriété de M. Amiot, carrossier-sellier. La charcuterie située juste à côté était fin des années 1880 - début 1900 une saboterie.
Tour Henri IV
En 1545, suite à l'érection de Cloyes en ville par François 1er lors de son passage, les habitants demandent l'autorisation de fortifier leur cité. Les travaux commencent peu après et dès 1547, la clôture paraît terminée. A l'origine, Cloyes n'est qu'un bourg dont les murs sont détruits à différentes reprises par la guerre.
De nos jours, les murailles ont disparu et les fossés sont comblés. La tour Henri IV, située dans le prolongement de la rue des Fossés, sur la Rivière des Graviers, est le seul et dernier vestige des fortifications de Cloyes. On accédait à l'intérieur de cette tour par deux portes. à montants et à linteaux en pierres de taille. Ces portes étaient proches l'une de l'autre.
Fin mai 1590, les villes de Châteaudun et Cloyes-sur-le-Loir sont prises par les Ligueurs, puis reprises le 7 juin par les Royalistes commandés par Henri IV. Celui-ci est d'abord furieux envers les habitants de Cloyes, pensant qu'ils avaient laissé leur cité aux Ligueurs sans se défendre. Mais, après avoir écouté leurs explications, il les absout. En son honneur, la denière tour reprise par les royalistes est baptisée « Tour Henri IV ».

Lavoir à étage
Ce lavoir à étage était un lavoir privé faisant parti d'une ferme qui était située à l'emplacement actuel de l'arboretum de la Dinoue. Il a été entièrement restauré en 2006, sa construction date de la fin du 19ème, début du 20ème siècle. L'étage servait à faire chauffer l'eau pour le trempage et le lavage.
Le rinçage se faisait dans les eaux de la riviere, puis le linge était étendu l'étage. Au début du 20è siècle, se trouvait encore un lavoir simple, comme il en existe encore de nos jours sur ce bras, appelé Rivière des Graviers, celle-ci est une dérivation du Loir alimentée par une grille située au nord du Parc Emile Zola.

Parc Emile Zola
Le parc Emile Zola était à l'origine un pâturage. Il est aménagé en parc pour la promenade à partir de 1950.
En 1978, il est question de faire passer la déviation de Cloyes dans le parc Emile Zola, pour des raisons de coût minimum. La déviation aurait eu une longueur de 600 mètres seulement.
En 2008, la municipalité décide de le mettre en valeur. Situé en plein coeur de la ville, il est un lieu de promenade privilégié pour les cloysiens avec son kiosque à musique et ses différents sentiers. Jeux pour enfants, labyrinthe, grands arbres et tables de pique-nique complètent l'espace.
Depuis 2021, le "Jardin des Lumières" illumine le parc. Une experience immersive mêlant poésie, magie et lumière est à découvrir chaque soir en été.

Parking Saint-Lubin (Le port)
L'idée d'un canal du Loir à l'Eure a germé. Elle partait d'une ambition plus globale de relier la Loire à la Seine. Les premières études datent de 1442 sous Charles VII et se poursuivent jusqu'en 1565. Puis, le dossier reste en sommeil pendant un demi siècle pour être rouvert en 1632 sous Louis XIII.
Alors même qu'une délibération des habitants de Cloyes et de Châteaudun avait été votée en 1699 pour rendre le Loir navigable et qu'il était notamment envisagé de construire un port à l'emplacement de cet actuel parking, le projet est définitivement abandonné en 1838.

Hôtel de Ville
En 1837, la municipalité considérant que l'école, la mairie et la justice de paix étaient installées dans un vieux local, décide la construction d'un hôtel de Ville sur la Place Saint-Lubin. La réception définitive du bâtiment a lieu le 11 mars 1846.
Suite au transfert de l'école et de la venue du bureau de Poste, des travaux sont entrepris en 1935 dans l'hôtel de ville. Au rez-de-chaussée, toute l'aile gauche est réservée à la Poste.
Le 1er janvier 2002, la Communauté de Commune des 3 Rivières réaménage l'accueil de la mairie et le 1er janvier 2017, la mairie de Cloyes-sur-le-Loir devient la Mairie de Cloyes les Trois Rivières suite à la fusion de 9 communes.

La Poste
En mars 1667, Jean-Baptiste Vallerio demeurant à Cloyes au Saint-Jacques fit avec le maitre du bureau des postes de Chartres, une convention à savoir que ledit Vallerio s'est obligé à fournir, nourrir et entretenir pendant un an un cheval harnaché propre à porter la malle trois fois par semaine, à savoir les lundis, mercredis et vendredis à 6 heures du matin, depuis Cloyes jusqu'à Châteaudun et en outre de nourrir à ses frais aussi trois fois par semaine le cheval qui sera envoyé de Vendôme pour amener la malle à Cloyes, moyennant une rétribution en fin d'année. Par contrat du 20 février 1690, J-B Vallerio devint personnellement entrepreneur de la Poste aux lettres à travers le Dunois, le Vendômois et la Touraine en s'entendant avec un postillon ou courrier dont il fait choix pour ce service.
En 1775, François-Alexandre Courgibet était le maître de la poste aux chevaux à Cloyes et en 1781 Mathurin Sainsot y est dit « postillon ». Un bureau de Poste de 4ème classe est ouvert le 1er septembre 1785 (Les bureaux de poste (avant 1990) étaient classés en fonction du nombre de clients potentiels et du chiffre réalisé.
En 1829, avec la grande réforme postale, les bourgs et villages de France reçoivent la visite du facteur, d'abord tous les deux jours puis quotidiennement. En 1830, ils sont 5 000 et en 1910 près de 23 000.
Nous pouvons lire « Cloyes sur le Loir » sur les empreintes postales depuis 1849.
Pas un jour de repos pour ces facteurs rémunérés au kilomètre et qui parcourent en moyenne 27 km par jour en 1877.
Le 24 février 1888, les commerçants cloysiens se plaignent de la distribution du courrier, qui n'a lieu que deux fois par jour: le matin à 11 heures et le soir à 16 heures et demandent une troisième distribution en centre-ville. Les préposés de ville refusent, alors on se tourne vers le facteur rural qui n'est pas d'accord, faisant déjà 28 km par jour et ne finit sa tournée qu'à 17 ou 18 heures. Cette troisième tournée sera malgré tout effectuée.
C'est seulement en 1893 que les facteurs sont autorisés à prendre un jour de congé par mois et à Cloyes le Conseil Municipal accepte la suppression de la deuxième tournée du dimanche. La première est maintenue afin d'assurer un service 7 jours sur 7.
Le 30 septembre 1928, est inauguré le bureau de poste que l'on trouvait dans le bâtiment situé entre le bar de la poste et la poste actuelle. Avant cette date, la poste se trouvait rue Nationale, à l'emplacement actuel du Crédit Mutuel.
En janvier
1933, l'administration des Postes demande à occuper une partie des locaux de l'école des garçons de la place Gambetta lorsque la nouvelle école de l'avenue de la gare sera construite. En mars 1935, M. Georges Mandel, Ministre des Postes et Télégraphes accepte le transfert du bureau de poste dans les anciens locaux scolaires pour le prix de 6000F au lieu des 4000F qu'il avait demandé.
La jouissance du bail des PTT a pris effet au 1er avril 1937, pour une durée de 9 ans. En 1988, dans les projets d'aménagement du centre-ville, le bureau de poste aurait du se trouver sur la place du marché à la volaille.
Le Centre Courrier a ouvert le 20 novembre 2007 au Parc d'Activité St Séverin et a été inauguré le 17 octobre 2008 en même temps que la modernisation du bureau de poste qui a suivi le déménagement du courrier. Cérémonie effectuée par Jean Paul Bailly PDG du Groupe La Poste (dont c'était la 1ère visite en Eure et Loir), Philippe Vigier député maire et le préfet de l'époque Jean-Jacques Brot.

Place Gambetta
Sur cette place qui se nommait place St. Lubin se dressait une vaste église de 22m de longueur pour 19 m de largeur et s'étendait de la rue jusqu'à la rivière des graviers. Elle a servi au culte depuis le Xllème siècle jusqu'à la Révolution.
Dans la nuit du 11 au 12 janvier 1826, un incendie dont l'origine reste inconnue ravage complètement l'édifice. Dans la journée, le maire, M. Le Marquis d'Argent, fait abattre le reste du pignon de l'église.
Le Conseil Municipal décide d'établir à cet endroit une place publique pour y accueillir les marchés.
Le 10 août 1883, la place St. Lubin devient place Gambetta. En 1907 le marché aux chevaux se tiendra sur cette place. En 1952 la place est goudronnée. En 1969 le marché à lieu au centre de cette place, les voitures stationnant autour avec sens giratoire de circulation avec le marquage au sol des bandes de stationnement.
En 1976 le marché du samedi est transféré sur la place Chanzy. La place Gambetta sera entièrement rénovée en 1991.

Le Pont de Cloyes-sur-le-Loir
Dès le début du XIIè siècle, il est question du pont de Cloyes. A cette époque, il était probablement en bois. Plus tard, il a été reconstruit en pierres, démoli partiellement, à nouveau reconstruit en pierres et bois et, enfin, rebâtit en pierres tel qu'il existe actuellement.
A la fin du 17è siècle il présente une forme en dos d'âne. Réparé en 1844, sa partie centrale est évasée et élargie, pavée dans la traversée de la ville et des trottoires sont créés. Sa courbure reste néanmoins prononcée de nos jours.
Ses piles massives et ses vastes arches défient les inondations. Il a même résisté aux bombardements aériens en 1944. Mais, lors de la retraite allemande, l'arche centrale est détruite sous la charge d'explosifs. Le pont a été ensuite reconstruit à l'identitque.
Informations sur l'auteur
28220 Cloyes-les-Trois-Rivières